Blog

Coaching ou formation ? That is LA question !
A la Une, Gestion de carrière

Coaching ou formation ? That is LA question !

Coaching vs formation. Tel était le thème de notre dernier Expresso RH. L’occasion de redéfinir les spécificités de chacun de ces dispositifs qui partagent le même objectif, mais pas la même approche.

Un coaching est-il plus efficace qu’une formation ? Plus adapté à certains besoins ou certaines personnes ? Et réciproquement ? Avant de répondre à ces questions, qui étaient au cœur de l’Expresso RH organisé fin mai par le cabinet conseil en ressources humaines Corinne Cabanes & Associés, une petite (re)définition s’impose. Si chacun de ces dispositifs vise et permet à un individu de progresser, méthodologie et approche divergent cependant selon les cas.

Transmission ou développement

Rita Augé, consultante en gestion de carrière du cabinet, a ainsi rappelé leurs spécificités : « Dans le cadre d’une formation, un expert transmet du savoir, des outils, des méthodes, etc. Or s’agissant du management, beaucoup de ces techniques relèvent de la posture et de la communication. Le transfert se fait donc à la fois sur le fond et la forme. » Une transmission qui reste la même pour tout le monde, lorsque le coaching, lui, a la particularité de s’adapter à chaque personne accompagnée. « La posture de celui qui transmet change. Il est un guide, pas un sachant. Il aide le bénéficiaire à prendre du recul, à se poser les bonnes questions par rapport à son contexte spécifique… » Une démarche qui implique, de ce fait, davantage le « coaché ». L’engage sur le plan personnel. 

Le coaching gagne du terrain

« Les personnes que nous embauchons aujourd’hui n’ont plus du tout  la même approche que les « anciens ». La priorité des jeunes collaborateurs, c’est le bien-être au travail, leur développement personnel, et dans ce cadre, le coaching prend plus de place », a témoigné Sandrine Abadie, responsable des ressources humaines de la société Serma Ingénierie, implantée à Cornebarrieu. Une opinion partagée par Philippe Mathias, coach de dirigeants. « Cette génération de collaborateurs est de toute façon déjà habituée à être coachée, notamment au sein des écoles où ils ont souvent bénéficié d’un mentorat. Ils n’ont pas, à priori, de frein vis à vis du coaching, à la différence des générations précédentes qui, lorsqu’elles sont coachées, le vivent parfois d’abord comme un échec » Les jeunes y sont d’autant plus ouverts qu’ils ciblent en priorité « l’acquisition de compétences personnelles, de soft skills qu’ils pourront transférer et qui accroîtront leur employabilité », faisait observer Frédéric Labarthe, le directeur général de Corinne Cabanes & Associés. « Ils veulent retrouver du sens à ce qu’ils font, et le coaching est justement une réflexion sur soi-même », ajoutait une autre participante, Margaux Roussel, responsable des partenariats de la start-up toulousaine Ugo.

Une réforme qui remet tout à plat

Si le coaching semble ainsi prendre peu à peu le pas sur la formation parmi les jeunes actifs, du côté des entreprises, l’arbitrage entre les deux outils reste souvent d’ordre financier. Or jusqu’à la récente réforme de la formation professionnelle, aucune action de coaching ne pouvait faire l’objet d’une prise en charge. C’est également le cas des formations désormais, le financement des formations par les nouveaux Opérateurs de compétences (OpCo) étant réservé aux entreprises de moins de 50 salariés. « Pour les entreprises qui dépassent ce seuil, qui sont d’ailleurs les plus consommatrices de formation et de coaching, le choix entre les deux ne se fait donc plus sur ce critère (financier), ce qui peut avoir un effet positif sur le développement du coaching », notait Barbara Evrard, coach et formatrice.

Reste à trouver le bon coach ! Si les formations sont référencées sur la plateforme DataDock, ce n’est pas le cas des coachs. « N’importe qui, ou presque, peut s’improviser coach », confirmait Philippe Mathias. Comment être sûr dans ce cas de faire le bon choix (lire notre article consacré à ce sujet) ? En se basant sur la formation des professionnels, certains étant « certifiés » par des organismes spécialisés. Sur leur expérience aussi. « C’est une affaire de personne, une posture, un parcours. C’est avant tout une question de feeling », ajoutait le coach. Et dans cette quête de trouver la bonne personne, «  les cabinets conseil en ressources humaines ont un rôle à jouer », a conclu Frédéric Labarthe. « Ils peuvent orienter l’entreprise vers telle ou telle personne en fonction de son profil, de son secteur d’activité et de ses besoins. »

Vous souhaitez participer à notre prochain Expresso RH, qui aura pour thème « Recrutement : comment transformer l’essai ? », le 18 juin prochain à Blagnac, inscrivez-vous gratuitement en cliquant ici

Une question à nous poser, besoin d’être accompagné(e) ? Contactez-nous !